Les guppys, c’est du confetti qui nage avec des opinions. Les platys, les voisins sympathiques. Les mollys, ceux qui broutent les algues sur la vitre en vous jugeant. Ensemble, les vivipares portent la moitié des aquariums de débutants sur Terre, robustes, colorés, joyeux, et se multipliant à un rythme qu’on ne peut décrire que comme un service par abonnement.
La taille des particules, c’est 90 % du jeu
Voici ce que personne ne mentionne à l’animalerie : la bouche d’un guppy offre environ un millimètre d’ouverture utile. Servez un granulé communautaire standard et vous obtenez le spectacle le plus triste de l’aquariophilie, un poisson qui mâchouille un rocher, le recrache, le poursuit, le mâchouille encore. À la fin, le rocher gagne, coule, et pourrit.
Les vivipares ont besoin de nourriture réellement petite : des granulés d’un demi-millimètre à un millimètre qui descendent lentement dans la colonne d’eau, parce que les guppys mangent en surface et à mi-hauteur, ce qui atteint le fond est généralement perdu pour eux. Le petit granulé bat le flocon écrasé sur ce point : la poussière de flocon se dissout vite et nourrit l’eau bien plus que le poisson.
Des omnivores avec un penchant pour la salade
Tous les vivipares communs sont omnivores, et les mollys en particulier penchent fort du côté légumes, en nature, ils broutent des algues sans arrêt. La bonne nourriture porte donc les deux : de la protéine marine pour la croissance et la couleur, et du vrai végétal (varech, spiruline) pour le côté brouteur. La NorthFin Community Formula en petits calibres a été bâtie exactement pour ce public : krill antarctique entier en tête, verdure en appui, rien d’artificiel.
Nourrir l’usine à alevins
Vous n’aviez pas prévu d’alevins. Personne ne prévoit d’alevins. Et pourtant les voilà, une trentaine, cachés dans les plantes. Les alevins ont besoin de protéines, et souvent, de minuscules repas plusieurs fois par jour, en particules assez petites pour des bouches qu’il faut des lunettes pour voir. Le truc zéro effort : écrasez une pincée de petits granulés en poudre entre deux cuillères. La même nutrition que les adultes, calibrée pour les nouveau-nés. Des alevins nourris en micro-repas fréquents grandissent visiblement plus vite et se colorent plus tôt.
De la couleur qui se nourrit
La queue d’un guppy mâle est un panneau publicitaire, et les encres sont des caroténoïdes, des pigments que les poissons ne peuvent pas fabriquer eux-mêmes. Ils viennent de la nourriture, ou ils ne viennent pas du tout. Le krill est l’une des sources naturelles les plus riches qui existent, et c’est pourquoi les poissons nourris aux formules de krill entier développent des rouges et des oranges qui semblent rétroéclairés. Si vos mâles paraissent délavés, vérifiez le régime avant de blâmer la génétique.
Servez quelque chose qui entre vraiment dans leur bouche, et les vivipares s’occuperont eux-mêmes du reste du spectacle.